Le Sanshoku lamé est un medaka à trois couleurs, vermillon, noir et blanc, dont le dos est semé d’écailles brillantes. Chaque poisson porte un motif différent, comme un koï Sanke miniature. Nous le vendons sous le nom de « Lamé Sanke », le mot des koï, mais son nom japonais est Sanshoku (三色). C’est une variété pour éleveur patient : le poisson est facile à garder, le tri est exigeant.
Fiche d’identité
| Nom | Sanshoku lamé · 三色ラメ · Sanshoku Lamé (forme complète au WEB図鑑 : 三色ラメ幹之, Sanshoku Lamé Miyuki) |
|---|---|
| Nom commercial | Lamé Sanke, Tricolor lamé |
| Classification JMA | blanc + vermillon · écailles transparentes · yeux normaux · lamé · taches noires (斑) · nageoires normales · type normal |
| Origine | Sanshoku lamé Miyuki créé en 2016 par Seirakuan (静楽庵), fiche WEB図鑑 n° 0169 ; le groupe Sanshoku se diffuse vers 2017 |
| Taille adulte | 3 à 4 cm |
| Température | 5 à 30 °C tolérés ; reproduction à partir de 18-20 °C, idéalement 20-25 °C |
| Difficulté | Intermédiaire : maintenance simple, sélection difficile, peu de sujets à trois couleurs par ponte |
| Fond conseillé | Noir : il densifie le vermillon et fait ressortir le blanc et le lamé |
Reconnaître un Sanshoku lamé
Le nom se lit en quatre parties selon la nomenclature JMA. Sanshoku, « trois couleurs », désigne un fond blanc portant des plages vermillon et des taches noires. Lamé désigne les écailles réfléchissantes réparties sur le dos, dues aux iridophores. Le nom complet du WEB図鑑 ajoute Miyuki (幹之), car la lignée d’origine descend d’un Miyuki, mais la lumière externe n’est pas le caractère recherché ici. Pour lire les autres noms, voir la page nomenclature JMA.
Le mot Sanke vient du monde des koï. Il abrège Taishō Sanshoku, le koï blanc à taches rouges et noires exposé pour la première fois en 1914. Les koïphiles lisent les mêmes kanji « Sanke », les éleveurs de medakas les lisent « Sanshoku ». Le nom commercial « Lamé Sanke » est donc une traduction d’usage, pas une erreur, mais la fiche japonaise dit Sanshoku lamé.
Un beau sujet montre les trois couleurs nettement séparées, avec une tête vermillon, du noir bien placé sur le corps et du blanc propre. Le lamé doit couvrir le dos sans trou. D’après la JASMA, seuls 10 à 20 % des jeunes expriment les trois couleurs, et un sujet de concours sort à peu près une fois sur mille. Les sujets à deux couleurs seulement, blanc et vermillon sans noir, sont des Kōhaku lamé, vendus moins cher.
Les alevins naissent pâles. Le noir et le vermillon se posent au fil des mois, et le motif définitif n’est lisible qu’à la taille adulte. Il est donc normal qu’un lot de 2 à 3 cm paraisse encore incomplet.
Élever le Sanshoku lamé
Le Sanshoku lamé n’a pas d’exigence propre. Les règles du guide d’élevage suffisent : 1 litre par poisson, pH de 7 à 8, changements d’eau de 10 à 20 % par semaine, nourriture consommée en deux à trois minutes.
Le fond fait la différence. Sur fond noir, le vermillon s’assombrit et le blanc contraste ; le lamé accroche la lumière du soleil. Sur fond clair, le noir du motif pâlit et le poisson perd son intérêt. Un bac sombre à l’extérieur, exposé au soleil du matin, donne les meilleures couleurs. Une alimentation de color-up renforce le vermillon ; voir la page alimentation.
Reproduire le Sanshoku lamé
Les femelles pondent beaucoup. C’est la première qualité de la variété d’après la JASMA, sans doute parce que les éleveurs japonais ont retenu les pondeuses les plus fécondes. La difficulté est ailleurs : la répartition des trois couleurs n’est pas héritée fidèlement. Chaque jeune tire un motif différent, et la majorité n’a que deux couleurs ou un noir mal placé.
Il faut donc produire beaucoup pour trier peu. Les éleveurs japonais qui maintiennent une souche de qualité élèvent plusieurs milliers d’alevins par saison. À l’échelle d’un amateur, une centaine d’alevins donne une dizaine de sujets à trois couleurs et un ou deux beaux géniteurs. La méthode de reproduction est la même que pour les autres medakas : brosse de ponte, collecte des œufs, incubation à 250 degrés-jours.
Au tri, on sélectionne d’abord la tête vermillon et la présence de noir, puis la densité du lamé. On garde plus de femelles que de mâles dans le bac de reproduction. Les jeunes à deux couleurs sont vendus ou gardés en bac d’ornement, ils font de bons poissons sans être des géniteurs.
Nos Sanshoku lamé en photo et en vidéo
Sanshoku lamé 2-3 cm, lot de septembre 2026 : les taches vermillon et noires se placent encore. Photos et vidéo prises à la boutique, à Lesneven.


Le Sanshoku lamé chez À Flore d’Eau
Nous le vendons en taille 2 à 3 cm sur la page Medaka Lamé Sanke 2-3 cm. À cette taille, le motif n’est pas définitif : le lot est vendu comme un lot, pas comme des sujets triés. Le stock dépend des arrivages ; la catégorie Medaka montre ce qui est disponible.
Variétés proches
- Kōhaku : blanc et vermillon sans noir, souvent avec lumière externe.
- White Black : blanc et noir sans vermillon.
- Orange Black : orange et noir.
- Aurora jaune lamé : autre medaka lamé, sur base jaune et écailles semi-transparentes.
Questions fréquentes
Sanke ou Sanshoku, lequel est juste ?
Les deux lectures désignent les mêmes kanji. Sanke est l’usage des koï, Sanshoku celui du medaka. La fiche JMA dit Sanshoku.
Pourquoi mes jeunes n’ont-ils pas trois couleurs ?
Parce que le motif n’est pas fixé. Une minorité des jeunes exprime les trois couleurs, et le noir apparaît tard. Il faut attendre la taille adulte pour juger.
Quel prix au Japon ?
D’après la JASMA, un sujet courant vaut environ 1 000 yens, et un sujet de haut niveau de 10 000 à plus de 100 000 yens. Ordre de grandeur, pas une référence en France.
Le lamé se transmet-il ?
Mieux que le motif. Le Sanshoku lamé Miyuki de 2016 fut la première lignée à fixer le lamé sur un medaka à trois couleurs, et il est à l’origine des Kōhaku lamé et des Sanshoku à lumière externe.
Sources
- 改良メダカWEB図鑑, « 三色ラメ幹之 No.0169 », medakazukan.net/0169_sansyokuramemiyuki/
- JASMA, « 三色ラメメダカの特徴、飼育難易度、固定率、繁殖について », jasma.sc/medaka/sanshokurame/
- Kodama Koi Farm, « Gosanke: Three Families of Nishikigoi », medium.com/@kodamakoifarm (Taishō Sanshoku, 1914)
- TAG, guide d’élevage du medaka, cité via le socle éditorial medaka.fr (Sanshoku vers 2017, fond noir)