Le White Black est un nom commercial pour un medaka blanc marqué de noir. Ce n’est pas une variété japonaise référencée sous ce nom, mais une appellation de vendeur : dans le vocabulaire JMA, c’est un medaka blanc à motif de taches noires. Le contraste est fort vu de dessus, l’élevage est simple, et chaque poisson a son dessin.
Fiche d’identité
| Nom | White Black (nom commercial, pas de nom japonais attesté) |
|---|---|
| Nom commercial | Oryzias latipes white black |
| Classification JMA | blanc (白) · écailles à déterminer · yeux normaux · iridophores à déterminer · motif à taches noires (斑) · nageoires normales · type normal. |
| Origine | Nom commercial, origine non documentée. La plupart des medakas vendus en Europe sous des noms anglais viennent d’élevages d’Asie du Sud-Est |
| Taille adulte | 3 à 4 cm |
| Température | 5 à 30 °C tolérés ; reproduction à partir de 18-20 °C, idéal 20-25 °C |
| Difficulté | débutant pour l’élevage ; intermédiaire pour obtenir des jeunes bien marqués, aucun taux de fixation connu |
| Fond conseillé | sombre pour densifier le noir ; le blanc reste lisible sur les deux fonds |
Reconnaître un White Black

Le corps est blanc, comme celui d’un medaka blanc classique. Dessus, des taches ou des plages noires, placées sans règle : sur la tête, le dos, la base des nageoires. Le contraste est le plus lisible de dessus, dans un bac sombre. De côté, en aquarium, le blanc paraît plus crème et le noir plus gris.
La ressemblance avec le Panda est trompeuse. Le Panda est blanc avec des yeux noirs et un ventre sombre ; son noir vient de l’absence d’iridophores, pas d’un motif. Le White Black, lui, porte du noir sur les écailles du corps. On peut aussi le confondre avec un Sanshoku (三色) qui n’aurait pas de rouge, ou avec un Kōhaku vu dans une lumière faible. Dans le doute, regarder la couleur des taches au soleil : noir franc pour le White Black, vermillon pour le Kōhaku.
Un beau sujet a un blanc propre, sans reflet jaune, et un noir dense aux bords nets. Les taches grises ou floues sont le signe d’un sujet ordinaire, ou d’un poisson élevé sur fond clair.
Élever le White Black
La maintenance est celle du guide d’installation d’un bac : 1 litre par poisson au minimum, eau reposée, plantes flottantes, changements d’eau modérés. Le White Black hiverne dehors selon notre page hivernage des medakas en France.
Le fond est le seul réglage qui compte. Le noir des medakas réagit à la couleur du bac : sur fond clair il s’éclaircit, sur fond sombre il se densifie. Seule la lignée Orochi garde son noir sur fond clair, et rien n’indique que le White Black en descende. Pour voir le motif, un bac noir ou une vasque sombre s’impose. Le blanc, lui, ne bouge pas.
L’alimentation ne change pas le motif. Les aliments color-up apportent des caroténoïdes qui renforcent le rouge et l’orange, d’après Tokyo Aqua Garden ; un medaka blanc n’a pas de pigment à renforcer et ces aliments ne lui servent à rien. Une nourriture ordinaire de qualité suffit, voir notre guide de l’alimentation.
Reproduire le White Black
La ponte, la collecte des œufs et l’incubation suivent la fiche reproduction. Aucun taux de fixation n’est publié pour cette appellation. Comme pour toutes les variétés à motif, la descendance d’un couple bien marqué contient des blancs unis, des sujets peu marqués et une part de beaux bicolores.
Le tri se fait à 2 cm, quand le noir a pris sa place. On garde les jeunes dont les taches sont nettes, on écarte les unis et les voilés. Les meilleurs deviennent les géniteurs de l’année suivante. Croiser un White Black avec un medaka blanc dilue le noir ; le croiser avec un noir uni noie le blanc. La voie la plus simple est White Black avec White Black, génération après génération.
Le White Black chez À Flore d’Eau
Nous vendons le White Black en 2,5 à 3 cm : Oryzias latipes white black 2,5-3 cm. Au 20 septembre 2026, la variété est en rupture ; elle revient au fil des arrivages, la page produit fait foi. Chaque poisson a son motif, nous ne pouvons pas choisir un dessin à la commande.
Variétés proches
- Medaka blanc — le blanc seul, sans tache.
- Panda — blanc à yeux noirs, mais le noir vient des yeux et du ventre, pas d’un motif.
- Orange Black — même logique de taches noires, sur corps orange.
- Sanshoku lamé — blanc, noir et vermillon, avec lamé.
- Black Dragon — noir uni, autre nom commercial.
Questions fréquentes
White Black et Panda, est-ce la même chose ?
Non. Le Panda a l’œil et le ventre noirs par absence d’iridophores. Le White Black porte des taches noires sur le corps. Les deux sont blancs, mais le noir n’a pas la même origine.
Les taches noires vont-elles s’étendre avec l’âge ?
Le dessin est fixé tôt. Ce qui change, c’est sa densité : plus sombre sur fond noir, plus pâle sur fond clair.
Le White Black existe-t-il au Japon ?
Pas sous ce nom. Le Japon connaît des medakas blancs à taches noires dans plusieurs lignées, mais « White Black » est une étiquette de vendeur européen ou asiatique.
Puis-je le mettre avec des Kōhaku ?
Oui pour la cohabitation, tous les medakas vivent ensemble. Mais ils se croiseront, et les jeunes seront un mélange sans nom.
Sources
- 改良メダカWEB図鑑, « パンダ ~メダカの目の変化の特徴~ » (pour distinguer le noir du Panda d’un motif) : medakazukan.net (caractère panda)
- Aquarium Glaser, « Oryzias latipes – Medaka breeding forms » (souches à noms commerciaux anglais) : aquariumglaser.de
- 東京アクアガーデン, guide général d’élevage du medaka : https://t-aquagarden.com/guide/medaka_howto