Medaka Kōhaku (紅白) : fiche complète, élevage et reproduction

Le Kōhaku (紅白) est le medaka bicolore blanc et vermillon, dessiné comme une carpe koï. Chaque poisson porte un motif différent, ce qui en fait une variété à sélectionner plutôt qu’à reproduire à l’identique. En Europe, la même variété circule sous le nom commercial anglais « Red White » : ce sont les mêmes poissons, et cette fiche couvre les deux appellations. Le lot que nous vendons porte en plus des écailles lamées sur les flancs et le dos : son appellation officielle est Kōhaku lamé (紅白ラメ), variété créée en 2016 par l’élevage Seirakuan.

Fiche d’identité

Nom Kōhaku · 紅白 · Kōhaku. Nom officiel JMA : medaka blanc-vermillon (白朱赤メダカ). Notre lot : Kōhaku lamé · 紅白ラメ · blanc-vermillon lamé (白朱赤ラメ)
Nom commercial Kohaku ; Lamé Kohaku chez notre fournisseur Aquafarm ; Red White ou Red & White (appellation anglaise des grossistes, même variété)
Classification JMA blanc + vermillon (白朱赤) · écailles transparentes ou normales selon la lignée, non transparentes sur notre lot lamé · yeux normaux · lamé sur notre lot, souvent lumière externe · motif à taches (斑) · nageoires normales · type normal
Origine Japon. Deux familles : le Kōhaku à écailles transparentes, fiche n° 0177, créé en 2012 ; le Kōhaku à écailles normales (Komachi, Unshū Kōhaku), fiche n° 0185, créé en 2017 par Nojiri (野尻治男). Le Kōhaku à lumière externe est la fiche n° 0183. Le Kōhaku lamé, notre lot, est la fiche n° 0181 : créé en 2016 par Seirakuan (静楽庵) à partir de Sanshoku lamé Miyuki dont le noir a disparu, écailles non transparentes, lamé multicolore ; d’après le WEB図鑑, environ un jeune sur dix montre un rouge et blanc net. Le groupe blanc-vermillon compte 45 fiches au WEB図鑑
Taille adulte 3 à 4 cm
Température 5 à 30 °C tolérés ; reproduction à partir de 18-20 °C, idéal 20-25 °C
Difficulté intermédiaire : élevage facile, mais aucun taux de fixation établi, il faut trier chaque génération
Fond conseillé sombre : le WEB図鑑 note qu’un bac noir rend nette la limite entre le blanc et le rouge

Reconnaître un Kōhaku

Un Kōhaku lamé vu de dessus sur fond noir
Vue de dessus : un Kōhaku lamé. Photo European Medaka Association / Aquadistri, reproduite avec leur accord.
Kōhaku : vue de dessus et de profil
Kōhaku, vue de dessus et de profil. Visuel Aquafarm, notre fournisseur.

Le corps est blanc, avec des plages vermillon réparties sans règle. Le WEB図鑑 distingue deux répartitions : le motif Sarasa (更紗), rouge et blanc mêlés sur tout le corps, et le motif Tanchō (丹頂), où le rouge se limite à la tête. Sur les lignées à écailles transparentes, les joues sont rouges et translucides. Sur les lignées à lumière externe, une bande brillante bleu-blanc court sur le dos, entre les taches.

Ce qu’on nomme « Red White » en Europe correspond à la souche décrite par Aquarium Glaser comme très variable : l’objectif de sélection y est une tête rouge-orange, des nageoires teintées d’orange et un corps clair. C’est bien un Kōhaku, vendu sous un nom anglais. Rien ne distingue génétiquement les deux appellations.

Un beau sujet a des taches franches, aux bords nets, et un rouge profond. Les poissons dont le rouge est délavé ou dont le blanc vire au jaune sont moins recherchés. On peut le confondre avec le White Orange, dont les taches sont orange et non vermillon, et avec le Sanshoku (三色), qui ajoute du noir.

Élever le Kōhaku

Rien de spécial côté maintenance : 1 litre par poisson au minimum, eau reposée, plantes, et le reste du guide d’installation. Le Kōhaku hiverne dehors comme les autres, dans les conditions de notre page hivernage.

Deux points comptent pour le rendu. Le fond d’abord : sombre, pour que le contraste blanc-rouge ressorte. L’alimentation ensuite : un aliment color-up renforce le vermillon des taches sans toucher au blanc ; notre guide de l’alimentation détaille les apports. Le motif lui-même ne bouge pas : il est fixé dès le jeune âge, seule son intensité change.

Reproduire le Kōhaku

La reproduction suit la méthode générale. La différence est dans le résultat : le WEB図鑑 ne donne pas de taux de fixation pour le Kōhaku, et Aquarium Glaser décrit sa souche Red & White comme « très variable ». Un couple de beaux Kōhaku donne des alevins allant du blanc pur au vermillon presque uni, avec toutes les répartitions intermédiaires. C’est normal, et c’est ce qui fait l’intérêt de la variété pour qui aime trier.

Critères de tri, une fois les jeunes à 2 cm : garder ceux qui ont du rouge et du blanc, écarter les unis ; puis, parmi les bicolores, préférer les taches nettes et le rouge dense. Pour une lignée à lumière externe, le WEB図鑑 classe le Kōhaku taigaikō parmi les variétés pour éleveurs confirmés, moins difficile que le Sanshoku taigaikō faute de troisième couleur, mais plus que le Kōhaku simple. Reproduire les meilleurs entre eux, génération après génération, améliore la part de beaux sujets sans jamais la garantir.

Le Kōhaku chez À Flore d’Eau

Nous proposons deux tailles, sous les deux noms. Les adultes de 2,7 à 3 cm : Oryzias latipes Kohaku 2,7-3 cm. Les jeunes de 1,5 à 2 cm, vendus sous le nom « red white » : Oryzias latipes red white 1,5-2 cm. Il s’agit de la même variété à deux stades. Au 20 septembre 2026, la variété est en rupture ; elle revient au fil des reproductions et des arrivages, et la fiche de la boutique indique la disponibilité du moment. Chaque poisson a son motif, nous ne pouvons pas choisir un dessin précis à la commande. Le stock varie selon la saison.

Variétés proches

  • Youkihi — le vermillon du Kōhaku, mais sur tout le corps, sans blanc.
  • White Orange — bicolore blanc et orange, taches plus claires.
  • Sanshoku lamé — ajoute le noir au blanc et au vermillon, plus des écailles brillantes.
  • Medaka blanc — le blanc seul, sans tache.
  • Panda — la combinaison Kōhaku panda porte les n° 0616 et 0745 au WEB図鑑.

Questions fréquentes

Kohaku et Red White, est-ce vraiment la même variété ?

Oui. Kōhaku est le nom japonais, Red White le nom anglais utilisé par les grossistes. Nous vendons les deux tailles sous ces deux noms, mais ce sont les mêmes poissons.

Mes alevins de Kōhaku sont tous blancs ou tous rouges, pourquoi ?

Le motif n’est pas fixé. Une partie de chaque ponte donne des sujets unis. Il faut trier à 2 cm et ne garder que les bicolores pour la génération suivante.

Faut-il un fond noir ?

C’est le conseil du WEB図鑑 : sur fond sombre, la frontière entre blanc et rouge se lit nettement. Sur fond clair, le rouge pâlit et le motif s’efface.

Le Kōhaku a-t-il toujours la lumière externe ?

Non. Elle existe sur certaines lignées, référencées à part au WEB図鑑 sous le n° 0183. Un Kōhaku vendu sans cette mention n’en a pas ; quand un lot en montre une, elle se voit de dessus, en bande claire sur le dos.

Sources